Sites historiques

La maison Lamontagne

Construite en 1750 par Marie-Agnès Lepage et son mari Basile Côté, la Maison Lamontagne à Rimouski représente l’un des derniers exemplaires en Amérique du nord d’un mode de construction hérité du Moyen Âge : le colombage pierroté. Classée monument historique en 1974, la maison a été ouverte au public en tant que musée et centre d’interprétation de l’architecture domestique du Québec en 1982.

"L'endroit tient son nom de la seigneurie de Terrebonne ou Terbonne, concédée sur les bords de la rivière des Mille-Îles en 1673 à André Daulier Des Landes (vers 1653-1715), qui lui attribue cette domination en raison de la fertilité des terres, à l'image de plusieurs rangs du Québec portant également le nom de Terrebonne. En 1722, les limites de la paroisse de Saint-Louis-de-Terrebonne étaient fixées. (…) Saint Louis de Terrebonne rappelle l'abbé Louis Lepage de Sainte-Claire (1690-1762), (…) seigneur de Terrebonne en 1731, qui fait construire la première église (1734), le premier manoir (1735), ainsi qu'un moulin à scie et un moulin à farine. Cette appellation (Saint-Louis-de-Terrebonne) sera reprise par la municipalité de paroisse créée en 1855. Quant à la municipalité du village de Terrebonne, elle voyait le jour en 1853. Devenue ville de Terrebonne en 1860, elle fusionne avec la municipalité de la paroisse en 1985 pour former l'actuelle entité municipale. " En 2001, une nouvelle fusion eut lieu avec les municipalités de La Plaine et Lachenaie".

Terrebonne

"Avec La Plaine, Mascouche et Lachenaie, Terrebonne contribue à former le territoire de la MRC des Moulins, où elle occupe le second rang en étendue, mais le premier du point de vue démographique. Distante d'à peine 12 km de Montréal, dont elle contribue à former la couronne suburbaine, Terrebonne est baignée par les eaux de la rivière des Mille Îles dont elle occupe la rive nord, à 7 km au sud-ouest de Mascouche.

La rivière Mascouche coule dans la partie nord du territoire. L'île des Moulins, à proximité, demeure un site historique exceptionnel avec ses bâtiments anciens et ses vastes espaces verts, classé comme arrondissement historique il y a quelques années. L'endroit tient son nom de la seigneurie de Terrebonne ou Terbonne, concédée sur les bords de la rivière des Mille Îles en 1673 à André Daulier Des Landes (vers 1653-1715), qui lui attribue cette dénomination en raison de la fertilité des terres, à l'image de plusieurs rangs du Québec portant également le nom Terrebonne.

En 1722, les limites de la paroisse de Saint-Louis-de-Terrebonne étaient fixées par arrêt du Conseil d'État du Roi et le premier décret d'érection canonique adopté en 1723. On procédera toutefois, en 1835, à la sanction d'un deuxième décret d'érection. Le nom choisi rappelle l'abbé Louis Lepage de Sainte-Claire (1690-1762), fils du premier seigneur de Rimouski, René Lepage, seigneur de Terrebonne en 1731, qui fait construire la première église, le premier manoir (1735), ainsi qu'un moulin à scie et un moulin à farine.

Cette appellation sera reprise par la municipalité de paroisse créée en 1855. Quant à la municipalité du village de Terrebonne, elle voyait le jour en 1853. Devenue ville de Terrebonne en 1860, cette dernière et celle de la paroisse fusionnent en 1985 pour former l'actuelle entité municipale. Il convient d'observer que l'obtention du statut de ville dès 1860 souligne assez bien l'importance des lieux avec ses quelque 2 000 habitants, son collège (Masson), son couvent, auxquels s'ajoutent bientôt un journal, une banque et des établissements de commerce.

Lieu florissant à la fin du XIXe siècle, Terrebonne connut un grand incendie en 1922 qui rasa une bonne partie de la localité. Après 1945, les Terrebonniens considèrent surtout leur ville comme faisant partie de la grande banlieue de Montréal. Près de 650 commerces assurent à la population l'accès à une vaste gamme de produits et de services. Cette ville est jumelée avec Vitré en France". 

L'Ile-des-Moulins

HISTORIQUE

"L'Île-des-Moulins fut un complexe préindustriel prospère au 19e siècle. Les activités de production y étaient fort diversifiées: forge, moulin à scie, moulin à farine, moulin à carder, boulangerie, four à sécher le blé et moulin à scier la pierre.

Encore aujourd'hui, lorsque vous venez visiter l'Île-des-Moulins, vous pouvez admirer certains de ces majestueux bâtiments qui ont traversé le temps et qui se tiennent toujours fièrement debout..

Le 23 décembre 1673, André Daulier-Deslandes, secrétaire de la Compagnie des Indes Occidentales, reçoit un morceau de terre en Nouvelle-France. Terre sans nom, il décide de baptiser sa seigneurie Terbonne! " Terbonne " par moquerie, parce qu'un de ses amis, plus chanceux, a obtenu une baronnie en Suisse qu'il a nommée Aubonne. Daulier-Deslandes ne mit jamais les pieds sur sa bonne terre.

L'Île-des-Moulins, partie intégrante de la seigneurie de Terrebonne, est rapidement devenue le cœur de ce territoire. Les seigneurs faisant suite à Daulier-Deslandes ont harnaché la rivière, fait construire de nouveaux moulins, des bâtiments de services et de production; ils en ont fait un véritable complexe préindustriel. Parmi ces nombreux seigneurs, il y a eu plusieurs hommes d'avant-garde et une femme de tête… Ils ont pour noms : Louis Lepage, Simon McTavish, Joseph Masson et Geneviève-Sophie Raymond Masson.

Louis Lepage, curé de l'Île Jésus, est un homme bien entreprenant, un homme qui voit grand. Lorsqu'il achète la seigneurie de Terrebonne en 1721, il constate d'emblée le potentiel moteur que lui offre la rivière qui baigne l'Île-des-Moulins. Effectivement, cette rivière au débit puissant et au fond de galets, une fois harnachée, lui permet de faire tourner les roues des moulins qu'il fait construire.

Il fait d'abord construire une église et un manoir servant aussi de presbytère. En 1721, ce même curé fait ériger un moulin à farine (moulin banal) et en 1725, on inaugure le moulin à scie. La production va bon train et les années sont prospères...
C'est ainsi que Louis Lepage demande au roi la permission de faire construire une forge. Trop impatient et trop sûr de lui pour attendre la réponse qui tarde à venir, Lepage emprunte les capitaux nécessaires et commence la construction. Alors que tout s'achève, la réponse du roi arrive enfin: une vraie douche froide pour le curé Lepage. Le roi n'accède pas à sa requête puisqu'il vient à peine de financer les forges du St-Maurice. Les investisseurs veulent être remboursés et c'est ainsi que Louis Lepage doit vendre sa belle seigneurie et plier bagages".

Histoire des moulins

L'exemple de l'île des Moulins nous montre l'importance des moulins sous le régime français et ensuite sous le règne des marchands écossais. Dès 1707, les habitants de Terrebonne obtiennent le permission de construire un moulin «hydraulique» sur la rivière des Mille Isles et dès 1721 on rapporte l'existence d'une chaussée reliant l'île des Moulins à la rive du bourg de Terrebonne. Le seigneur Louis Lepage exploite un moulin à farine et un moulin à scie.

L'arrivée des seigneurs écossais Jacob Jordan et Simon McTavish vont donner, dès 1784, un élan formidable au site qui devient un centre commercial et industriel, lieu de rencontres et d'échanges avec les Pays d'en-Haut. À la tête de la compagnie du Nord-Ouest, McTavish et ses héritiers vont construire de nouveaux moulins à farine, à scie, avec de grands docks sur les lits de roches de la rivière, y ajoutant une boulangerie, des dépendances secondaires. En 1815, Joseph Bouchette rapporte que les moulins de Terrebonne sont les plus complets et les mieux construits au pays. C'est le déclin du commerce des fourrures qui amène le ralentissement des activités. Le site n'est plus fréquenté que par les cultivateurs de la région. Avec l'arrivée de Joseph Masson, la physionomie de l'île se modifie. On ajoute des greniers, une forge, des bâtiments de fermes, de nouveaux mécanismes pour les moulins construits sur la chaussée, un bureau seigneurial, un moulin à carder et plus tard sa veuve fait construire le moulin neuf.

L'île des Moulins ne retrouvera plus son importance d'antan. Les bâtiments se dégradent mais le site conserve son caractère. En 1945, Sylva Lamothe se porte acquéreur de l'ensemble du système des forces hydrauliques. Le site continue de se dégrader pour devenir un centre de baignades et un terrain pour la location de maisons mobiles. Le 22 mai 1974, le ministère des Affaires culturelles acquiert le site par expropriation.
Restauration et reconstruction des bâtiments

Malgré de multiples transformations, le site portait encore les traces de quelques bâtiments d'intérêt, comme un moulin à farine, un moulin à carder et à scie, le bureau seigneurial, la boulangerie et le moulin neuf. Ce sont les bâtiments que l'on décida de restaurer.

Le moulin neuf

Construit en 1850, le moulin neuf est le plus vaste et le mieux situé des bâtiments de l'île des Moulins. Il devait remplacer le vieux moulin à carder qui en 1870 n'existait plus. On y fabriquait des «étoffes et satinettes» pour le fils de Joseph Masson, seigneur de Terrebonne. La vocation textile du moulin est abandonnée et le moulin déserté après l'incendie de 1909 qui devait l'endommager fortement. La reconstruction de la toiture d'origine du moulin neuf, avec une rangée de lucarnes sur chaque versant, fera de ce bâtiment une construction remarquable.
Le moulin à farine

Construit en 1846 en pierres sciées, ce moulin est possède un seul étage du côté de la digue et deux étages du côté du pont. À la fin du XIXe siècle, on ajoute un autre étage recouvert d'un toit en pente comme celui du bâtiment adjacent et du moulin neuf. Sa construction devait entraîner des travaux considérables dans le lit de la rivière des Mille Isles jusqu'à Saint-Eustache afin de garantir un débit d'eau convenable.

Le cas du moulin à farine ressemble à celui du moulin neuf: il s'agit d'une restitution de forme. L'opération la plus importante de la restauration consiste à supprimer le troisième étage et à redonner au toit son angle d'origine.

La boulangerie

Construite dans les années 1800, par des charpentiers et des maçons de Terrebonne, elle avait trois étages et servait à la fois de résidence, d'entrepôt pour le grain et le bois, de lieu de rassemblement. On y fait du pain et des biscuits jusqu'en 1815. Ayant perdu sa fonction originelle, en raison de l'incendie de 1875, elle était dans un piètre état en 1974, mais ses vestiges solides en imposaient la restauration car la boulangerie demeurait le seul bâtiment «d'esprit français.»
Le bureau seigneurial

C'est le bâtiment le mieux conservé. Il présente une caractéristique qu'il faut souligner, celle de son double appareil de maçonnerie. La façade et les deux murs latéraux sont en pierre de taille et la façade ouest en moellon. Ce bureau seigneurial présente une valeur historique incontestable car il constitue un bon exemple de l'architecture urbaine du milieu du XIXe siècle. C'est dans cet édifice que se discutaient et se réglaient les affaires de la seigneurie.

Le moulin à scie

Construit en bois, on sait qu'il fut plusieurs fois incendié, reconstruit et remis en état pour la dernière fois en 1804. Dans les années 1720, l'île des Moulins était reliée à la terre ferme par une chaussée en pierre et en maçonnerie où étaient installés à l'entrée un moulin à farine et, cinquante pieds plus loin, un autre «moulin à eau à deux scies faisant des planches». Au XXe siècle, il y avait toujours un moulin à scie sur cette chaussée, avec ses dépendances. L'île des moulins servait alors de clos de bois. Toutes ces restaurations et constructions vont toucher également les barrages et le pont reconstruit pour être la réplique du pont de bois du XIXe siècle.es moulins

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